...sans titre...chapitre 6

...sans titre...chapitre 6



je me suis dit que je pouvais bien vous mettre un petit bout de la suite...
cette scène me paraît essentielle à l'histoire, c'est pourquoi je me suis particulièrement appliquée à sa rédaction.
donnez moi votre avis!




Devant la salle m'attendait un grand homme en blouse blanche, probablement le professeur.
En effet il m'accueillit et me fit entrer sans tarder. Il semblait de mauvaise humeur au regard de ses sourcils broussailleux froncés.
Il m'ordonna de rester près du bureau tandis que les élèves entraient et prenaient place par duo. Je me retrouvai ainsi face à eux et mes joues s'enflammèrent de nouveau. J'aurai nettement préféré me trouver une place assise et prier pour que cette journée finisse afin que j'en recommence une où je me comporterai enfin comme je le désirais. Je distinguai malgré tout de nouvelles voix, les TP devaient regrouper des élèves de plusieurs classes.
Le professeur me coupa dans ma réflexion et me présenta brièvement :
« Lilian *****, nouvelle, accueillez la bien. »
Vraiment de bonne humeur. Ce que la classe remarqua également.
« Bien, Lilian, installez-vous avec Diego. »
Je suivis son doigt du regard. Lui ! Non je rêvais ! Pourtant c'était bien les yeux du garçon de la voiture. Je découvris qu'il avait la peau mate. Des mèches de cheveux noirs tombaient avec naturel sur son visage curieux mais serein.
Il était beau.
Mon ventre se serra tandis que je m'asseyais à ses côtés. Moi qui avais tant voulu le voir, je regrettais maintenant que cela tombe au moment où je me trouvais le plus mal.

Dans mes sombres pensées et stressée au possible je me concentrai sur le matériel qui se trouvait devant nous, prêt à servir pour l'expérience du jour, quelle expérience déjà ? Décidément j'étais devenue presque amorphe...
« Épluche l'oignon ! »
Je pris l'oignon et le couteau pour en enlever les premières couches. J'allais pleurer bien sûr, et avoir le contour des yeux rouge pour la journée ! Epluche l'oignon. Il a une voix plutôt grave. Epluche l'oignon. Mais ! Mais c'est un ordre. Cette conclusion m'arrêta dans mon geste. Epluche l'oigon. Epluche l'oignon. Et lui que faisait-il ? Je détournai brusquement la tête. Il était là, les mains dans les poches, le regard au loin. Mon mouvement le tira de ses pensées. Il tourna son visage vers moi. Il sourit.
N'importe quelle fille aurait fondu de plaisir.
Moi je bouillonnai soudainement.
Non mais je rêve ! Epluche l'oignon ! Et puis quoi encore ?! On donne des ordres et on fout rien ! Le garçon qui me plaisait en plus ! Quelle déception ! Et par-dessus tout j'étais en train de lui obéir ? Alors là non. J'explosai.
« C'est ça ! Souris-moi ! Comme si tu me prenais pas pour ta bonne ?! »
Je l'avais surpris. Il se repris pourtant plus vite que je ne l'avais imaginé.
« T'es parano ma vieille ! » lança-t'il avec un demi-sourire rempli de sous-entendus.
« Je suis ni parano ni ta vieille ! Je me levais d'un bond. Les machos comme toi ont rien à foutre ici ! T'as jamais entendu parlé de l'égalité homme/femme ? Ou même de l'égalité au lycée ? »
« Allons allons mademoiselle ! Du calme ! On est en TP ici pas en politique, rasseyez-vous et finissez en silence ! »
« Alors qu'il m'a traitée de vieille parano ?! C'est trop facile de lier tout ça à la politique ! »
« Asseyez-vous vous dis-je. Ce n'est pas brillant pour votre premier jour de classe ! Et je ne vois pas ce que Diego a fait de mal. »
« Et vous le défendez ?! »
C'était trop. J'attrapai brusquement mon sac et sans un regard pour Diego où qui que ce soit je fonçai au dehors. Là je poursuivis ma course folle jusqu'à la grille de sortie et m'assit à l'arrêt de bus.

Le froid apaisa doucement le flot intenable de mes pensées. Qu'avais-je fait ?! Dès le premier jour j'avais réussi d'un coup de maître à avoir un professeur à dos ! Et à me taper la honte devant des élèves que j'allais revoir toute l'année ! Bientôt tout le lycée allait être au courant. Mes s½urs me renieront, peut-être même tout le monde ! Diego semblait en effet être apprécié par le professeur de chimie, personne ne m'avait soutenu...
Mais il le méritait ! J'avais conscience d'avoir bien agis. Si tous supportaient ses manières de macho, et bien je serai la seule à m'opposer. Position difficile mais comment rester indifférente à tant d'injustice ?

Et c'est ainsi que, peu à peu, je retrouvais confiance. Certes j'aurais mieux fait de rester sage. Mais certes également, j'avais suivi ce qu'on pourrait appeler mes principes. Une certaine forme de courage. Et le courage c'est une qualité que j'admire par-dessus tout.
Ça y est, mon esprit est redevenu capable de penser normalement.
Je réalisai que j'avais deux issues. Rentrer chez moi ou retourner en cours. Analyse : rentrer chez moi me vaudrait une absence de cours dès le premier jour et donc les remontrances de mon père. J'ai aussi promis à Elise et Melissa qu'on rentrait ensemble. Et surtout ce serait baisser les bras, s'avouer vaincue dès le premier round. Non. Retourner en cours présente bien plus d'avantages. Mais retourner maintenant en cours apparaîtrait comme une résignation. Le prof, Diego, les autres croiront que je regrette. Non. Bilan : choix du retour en classe à la fin des heures de TP.

# Posté le samedi 21 février 2009 05:23

prendre son bus 2

prendre son bus 2
le deuxième chapitre.
aucun ne suit.
et encore il n'est pas fini. les "***" remplacent le nom de personnages que je n'avais pas encore nommés.
(la photo est de moi mais il s'agit du dos de mon frère!)


On s'installe tous à une table ronde placée dans un coin du Cosmo. L'ambiance y reste toujours suffisamment intime bien que le pub soit assez bondé à cette heure. Evidemment personne ne danse mais les discussions fusent.

Nos deux amoureux se mettent l'un à côté de l'autre, ou devrais-je dire, collés l'un à l'autre. David est tout à fait le style de gars qui plaît à Jeanne : décontracté, ses cheveux blonds tombant devant ses yeux châtaignes, avec le charme indispensable du chef de bande typique qui a l'air responsable et libre.
Mais, personnellement je ne me fie pas à cette catégorie de mecs. Tout ce qui leur importe c'est leur apparence et les filles en font partie. Elles deviennent trop souvent des accessoires qu'ils finissent par jeter. Heureusement Jeanne sait très bien mener ses relations avec le genre masculin...

A la droite de David se trouve ***, son bras droit je suppose. Un bavard plutôt beau goss aux cheveux bruns dont les yeux tendent vers le vert. Il ne fait que parler avec Mélanie qui est séparée de lui par *** qui paraît beaucoup plus timide avec ses cheveux courts et clairs dévoilant de grands yeux tristes. Mélanie, toute absorbée par sa conversation, semble l'ignorer alors il se tait, le plus reculé possible au fond de sa chaise. Son verre à la main, il observe les autres, un peu comme moi en ce moment même.

De l'autre côté de Mélanie, ***, c'est sûrement le gars du groupe que j'apprécie le plus. Il est tout ce qu'on pourrait qualifié de cool. Physiquement, ce n'est pas forcément le top mais au moins il n'est là que pour s'amuser, ce qui n'a pas l'air d'être le cas du garçon d'à côté.
Ce dernier, ***, m'a déjà fait plus de compliments qu'il n'aurait du étant donné qu'il a déjà une petite amie. Je la plains !
De toute façon, même s'il ne l'a pas encore compris, je ne cèderai jamais à l'air tendre de ses yeux chocolat. Et j'aimerai qu'il cesse de baratiner, Olive a quelque chose à me dire, ça se voit, elle est toute bizarre.
Si bizarre qu'elle ne sent pas le regard de *** à son côté droit, qui pourtant ne l'a pas quitté depuis son arrivée. C'est dingue les mecs ! Cette rencontre, c'est limite une partie de chasse pour eux ! Quoique, quand on regarde Mélanie, ou même Jeanne en période célibataire, la chasse est générale.
Enfin bref *** paraît très intéressé par Olive, ce qui a tendance à m'énerver quand on voit la façon dont il la reluque, tournant le dos à Corinne qui est au téléphone. C'est une de ses mauvaises manies, elle ne le quitte presque jamais même au milieu d'une telle effervescence.

# Posté le jeudi 19 février 2009 16:56

Modifié le jeudi 19 mars 2009 12:48

prendre son bus 1

prendre son bus 1
pour finir sur ma lancée, le début d'un roman que je n'ai fait que commencer.
C
e devait être une histoire d'amour entre une fille qui racontait l'histoire et un garçon qui suite à un accident ne pouvait presque plus parler. Elle allait donc apprendre le langage des signes, mais ça en vallait la peine. D'autant plus que le gaon devait avoir plein d'atouts pour compenser cette difficulté, vous vous en doutez!
en
fin bref, voici le premier chapitre (je n'en ai que deux).

e
t pour finir sur la série des yeux (je parle des photos), je vous mets une photo prise après une bonne dose de larmes...sachez que la photo ne fait ressortir le rouge de mes yeux qu'à 10%...en vrai c'est bien pire, je fais peur mais mes yeux deviennent encore plus surprenants et ça j'aime!

m
ais place à la lecture!

Le bus arrive. Je monte. A 14h il y a toujours beaucoup de place. J'en choisi une près de la fenêtre.
C'est si bon d'être là, assise, seule dans ce calme berçant. On ne mesure pas souvent à quel point certaines choses si simples sont si évidemment agréables. Moi qui suis presque toujours debout dans le car, entourée par la foule. Moi après cette matinée de travail, je voudrais rester là tout l'après-midi.

Au dehors les voitures filent sur le grand rond-point. Elles glissent sur les routes comme si chacune avait sa propre conscience. Brusquement un ralentissement brise cette harmonie rêveuse. Le ciel est gris, le temps monotone.

Mon arrêt est le suivant. Je me redresse, appuie sur le bouton le plus proche, me lève et descend.
Il me reste dix minutes pour laisser vagabonder mes pensées ; dix minutes avant de me retrouver de nouveau face à l'habituelle réalité.

L'appartement est vide lorsque j'arrive. Normal, mon père travaille jusque tard dans la soirée, ma mère sort tous les après-midi. Quant à mon frère et ma s½ur, ils sont encore en cours. Je file dans ma chambre, le chat n'est pas là. Le chat, chacun l'appelle comme il veut et ce depuis qu'on l'a adopté.
Je me souviens de la dispute commune qu'il y eu ce soir là. Papa exigeait que ce chat aie un nom correct comme Félix ou Saphir, un nom de chat quoi. Maman elle, l'appelait par de petits noms « mignons » à tout bout de champ. « Minou minou ! Viens là mon petit chéri ! »
Mon frère râlait en disant que c'était une boule de poil, il fallait donc le surnommait « boule de poil » ce contre quoi ma s½ur était totalement opposée puisqu'elle voulait absolument que le chat porte le nom de son idole ... qui change tous les mois ! Moi, j'étais arrivée en pleine discussion et bien qu'elle fût violente je décidais de donner mon avis. Malheureusement personne n'y adhéra. Finalement le chat dormait. On en resta là.

Depuis ce jour, j'appelle le chat « Jack ». Je crois qu'il apprécie ce nom qui est le moins ridicule et le plus original de tous ceux qu'ils portent. De toute façon, je suis celle que Jack préfère, il vient toujours me voir, ce qui rend ma mère jalouse. Elle ne comprend pas pourquoi le chat ne la préfèrerais pas elle puisqu'elle est celle qui reste le plus à la maison.

Mais Jack n'est pas là. Je sors mes affaires. J'ai de la chance aujourd'hui, je n'ai presque pas de devoirs. Je vais pouvoir continuer mon livre.

N°78 : Déterminer l'ensemble des naturels n tels que 2n+5 divise n+9.

Trop dur ! Mais comment je vais trouver ça ?! Et à quoi ça va me servir plus tard ?
Mon portable vibre, ouf ! Sauvée par le gong...
- Allô ?
- Ouais Lily ? C'est Mélanie ! Je suis avec Corinne et Jeanne, on se disait qu'on pourrait aller faire un tour au Cosmo, y'a Jeanne qui veut voir son mec.
(Le Cosmo est un pub dansant dans le centre fréquenté par presque tous les jeunes de la ville.)
- Qui, David ? Le musicien de la semaine dernière ?
(Jeanne change relativement souvent de copain.)
- Ouais, c'est le grand amour ! Mais t'inquiètes on va pas tenir la chandelle, y'aura aussi des amis à lui ! Et puis on en a parlé à Olive, elle vient aussi. Alors ?
- Bah, je viens alors.
- Super ! Rendez-vous là-bas à 17h, ok ?
- Ok. A toute à l'heure !

Si Olive y va, j'y vais aussi. Olive, c'est ma meilleure amie.
Jeanne, Mélanie et Corinne sont d'autres copines. A nous cinq, on forme un petite bande.

J'ai du temps. Autant ne pas prendre le bus.

Quand j'arrive au pub, les filles sont toutes là. Jeanne a son décolleté habituel, Corinne porte un pantalon large, Olive est toujours aussi mignonne, une barrette dans les cheveux, Mélanie est en jupe, ce qui met ses belles jambes en valeur. Ce détail a beaucoup de signification. Mélanie n'aurait jamais proposé cette sortie s'il n'y avait pas eu les amis de David. Je la connais trop bien.

# Posté le jeudi 19 février 2009 16:03

Modifié le jeudi 19 février 2009 16:15

My Irish Diary 6 (fin)

My Irish Diary 6 (fin)
et voici la fin:

Ash me paraît distant en ce moment. Peut-être que je l'ai vexé en lui disant qu'il pue. Ce n'est que la vérité.
Je l'aère toujours et l'ai même frotté avec des papiers imprégnés de parfums pour homme ramenés du shopping. Maintenant, il sent bon du ventre.
Cependant Ash a deux autres défauts qui me font affirmer que Julie a obtenu haut la main la place de meilleure amie d'Irlande. Primo, il n'est pas très bavard de nature et après son long enfermement il a du mal à s'exprimer. Secundo, je n'ose pas m'attacher à lui car je me demande comment va se passer mon retour en sa présence...car il est plutôt encombrant.

Cher Diary, c'est la dernière fois que j'écris on you.
Tu m'as été très secourable il y a quelques jours, lorsque j'étais quelque peu désespérée.
Aujourd'hui tout va mieux et je sens que j'aurai facilement la force de tenir jusqu'à la fin de mon séjour sans ton aide.
Ash sent meilleur, nous nous réconcilions petit à petit et nous sommes d'accord, il restera en Irlande. D'abord il est vraiment trop gros, de plus il s'est fait tout pleins d'amis, autres peluches présentes dans ma chambre.
Je ne m'ennuie plus.
Je me suis adaptée au rythme de vie de cette maison.
Je m'entends bien avec la famille et comprend mieux ce qu'ils me disent, bien que souvent, j'ai du mal à comprendre le sujet de la conversation si je suis fatiguée.
Je me sens emplie d'une force sereine que je ne possédais pas au début de ce voyage.
What's more, quelque chose me dit que si je vous écrivais de nouveau, je t'ennuierai, ce que je ne souhaite nullement.
Je crois que je pense moins souvent en anglais...et je ne sais si cela me plaît ou, inversement, me déçoit. Peu importe après tout, puisque je sais que ce voyage n'aura pas été vain.
Aucune des choses que nous faisons, si cela est un choix personnel, n'est vaine. C'est par des décisions puis par des actions, avec plus ou moins de courage, que l'on se construit soi-même tout au long de notre existence.

Pinta Marion, le 26.02.07
Knights Brook, Trim co.Meath, Irlande

# Posté le jeudi 19 février 2009 15:29

My Irish Diary 5

My Irish Diary 5
...

L'Irlande m'a permis d'ouvrir les yeux sur un fait :
J'adore la France, j'adore mon pays,
J'adore ma famille, j'adore mes amis,
J'adore presque tous les gens qui y vivent !
(Les seules exceptions sont probablement des humains sans humanité ou gâchant leur humanité.)
Ce sentiment est peut-être exagéré, penserai n'importe qui mais aujourd'hui j'ai vraiment pensé que j'adorais la France.

De toute façon, je pense que beaucoup de mes sentiments peuvent avoir été poussés à des extrêmes.

Je n'ai pas eu la force d'écrire hier soir. Je suis désolée mon cher Diary.
Néanmoins c'est la preuve que j'ai réussi à modifier mon mode de vie pour l'arranger avec celui d'ici. Une seule chose instaure le doute là-dessus : avant-hier et hier, les deux jours où je me suis sentie satisfaite, nous avions du programme, et le programme, tout le monde le sait, cela rempli les journées monotones.

Hier était un jour de rugby ! J'ai regardé une partie du match Ireland/England. Evidemment je ne soutenais personne de particulier mais je fus heureuse pour l'Irlande de sa victoire. Le match suivant opposait la France au pays de Galles. Soudainement je m'éveillai et participais au match avec beaucoup plus d'enthousiasme qu'au précédent. La victoire française me fit beaucoup plus plaisir.
Cet épisode démontre un patriotisme fort duquel je ne veux pas et donc je ne pourrai pas me détacher. Je pense que, depuis l'enfance, l'individu de ce monde est élevé dans l'amour de son propre pays par son entourage, l'éducation nationale, le commerce et autres éléments de sa vie. Cela engendre le patriotisme. Celui-ci est favorable à tous, puisque c'est si bon d'avoir des racines, tant que l'individu reste ouvert au reste du monde. Je reviens donc à ce que j'ai dit précédemment : j'adore mon pays.
C'est vrai que j'éprouve un attachement fort pour la France dû au fait que ma vie y est merveilleuse grâce à tous les gens que j'y ai rencontrés. Bien sûr il y a des bémols comme partout et je sais que la France n'est pas le meilleur pays du monde dans chaque catégorie. D'ailleurs j'aime bien l'Irlande et ses habitants. Ils me déçoivent juste par moment.
M'as-tu comprise cher Diary ? Parce que ce que je voulais expliquer est très difficile à exprimer.

# Posté le jeudi 19 février 2009 15:27